Patrimoine

3 clochers un village

Église Saint-Barthélemy de Villeneuve-sur-Verberie

C'est un édifice de la première période gothique des années 1160 / 1180, qui en ressort encore l'influence de l'architecture romane, à l'exception des deux remarquables portails et de l'étage de beffroi du clocher, qui est de dimensions importantes. Depuis l'adjonction d'une chapelle au nord de la première travée du chœur au XIIIe siècle et d'un bas-côté au nord de la nef vers la fin du XVe siècle, le plan de l'église est devenu dissymétrique. L'intérieur de la nef a profondément changé d'aspect avec le voûtement d'ogives à la même époque. Le chœur n'a en revanche que peu évolué depuis sa construction, et demeure la partie la plus intéressante de l'église. Il se caractérise par des voûtes de belle facture, dont la deuxième présente  les nervures diagonales en pierre au sommet reliant deux points d'appui sculptées de fleurettes, et surtout par des chapiteaux d'un sculpture originale et très fouillée. Deux parmi eux sont historiés et peuvent être qualifiés d'exceptionnels sur le plan du département. En reconnaissance de sa valeur, l'église Saint-Barthélemy a été classée monument historique par arrêté du 9 mars 1921, et est aujourd'hui affiliée à la paroisse Saint-Rieul de Senlis.

église Sainte-Maxence Yvillers

Propriété de l’abbaye Saint-Vincent de Senlis au Moyen Age, Sainte-Maxence avait le statut de prieuré-cure. L’église a été entièrement reconstruite au 18ème siècle selon un plan très simple et dans un style très dépouillé. Un chœur à chevet plat, très allongé, fait suite à la nef unique et le petit clocher s’élève au sud, à la jonction de la nef et du chœur. Aucun contrefort, aucun décor ne viennent  y compris au clocher animer les murs et la seule note originale est constituée par l’oculus qui éclaire le chevet. Construit à l’économie,la pierre de taille est réservée au chainage des murs ce petit édifice est couvert d’un simple lambris. Les boiseries du 18ème siècle qui garnissent le chœur en sont la seule richesse (1994).

 

Église de Noël-Saint-Martin

Une restauration a été effectuée à la fin des années 1980, les voûtes d’ogives de son chœur sont en effet d’une facture très ancienne et les chapiteaux qui les reçoivent sont d’une qualité rare. La nef, non voûtée, remonte au 11ème siècle mais a été plusieurs fois remaniée ainsi qu’en témoignent l’adjonction de bas-côtés, détruits depuis, et les surhaussements successifs du pignon de la façade. C’est également cette date qu’il faut assigner au clocher, bâti sur le flanc sud du chœur. L’unique étage de baies qu’il conserve, il est très probable qu’il en existait au moins un second car c’est un cordon de billettes qui le couronne et non une corniche le rattache à la famille de Rhuis. Mais c’est le chœur à chevet plat ajouré d’un triplet et long de deux travées qui doit surtout retenir l’attention. Ses voûtes d’ogives fortement bombées, le profil des doubleaux et des ogives, leur épaisseur enfin, tout cela plaide pour une date vers les années 1130 que ne dément pas le style des chapiteaux, ornés pour la plupart de feuilles d’acanthe traitées avec beaucoup de virtuosité. Plusieurs sont une interprétation romane du chapiteau corinthien antique tandis qu’un autre sacrifie au thème répandu des deux chimères affrontées. On s’étonnera moins de la précocité de l’emploi de la voûte d’ogives et de la qualité de la sculpture dans un si petit édifice lorsqu’on saura qu’il dépendait du prieuré de Saint-Nicolas d’Acy, près de Senlis, lui-même rattaché à l’abbaye de Saint-Martin-des-Champs à Paris, dont le chœur, bâti dans les années 1130, est un jalon important dans les débuts de l’architecture gothique. Si certains détails – mouluration, chapiteaux – rappellent plutôt le narthex contemporain de Saint-Denis – une autre œuvre majeure des débuts de l’architecture gothique -, c’est néanmoins dans l’environnement immédiat des premières expériences gothiques que se situe le chœur de Noël-Saint-Martin. C’est peu de temps après son achèvement qu’a été bâtie la petite chapelle nord, formant comme un croisillon de transept symétrique de celui constitué par la base du clocher, entièrement reprise, pour sa part, au 16ème siècle. Le chevet, percé d’un triplet et décoré avec un raffinement extrême, mérite un examen attentif (1994).

source: https://www.eglisesdeloise.com/


Office du tourisme de Pont-Sainte-Maxence

Lien : office de tourisme


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